Quels sports pour une bonne santé à la retraite : rester actif sans se blesser

Quels sports pour une bonne santé à la retraite : rester actif sans se blesser

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Quels sports choisir pour une bonne santé à la retraite ? Cette question revient constamment dans les conversations avec mes proches qui approchent de la soixantaine ou qui l’ont déjà dépassée. Entre la peur de se blesser, l’envie de rester autonome le plus longtemps possible et le désir de profiter enfin du temps libre, trouver l’activité physique adaptée relève parfois du casse-tête. Mon père, fraîchement retraité à 63 ans, m’a récemment avoué qu’il ne savait pas par où commencer. Ancien jogger occasionnel, il sentait bien que ses genoux ne lui pardonneraient plus les mêmes entraînements qu’à 40 ans. Son histoire m’a poussé à creuser le sujet, en faisant des recherches sur des sites spécialisés sur le sport comme https://sphc.fr/ et voici ce que j’ai trouvé.

Vue d’ensemble des activités adaptées aux seniors

Avant d’entrer dans le détail, voici un tableau comparatif des principales disciplines sportives recommandées après 60 ans. Ces données s’appuient sur mes observations personnelles et sur les retours de médecins du sport que j’ai pu consulter :

Activité Impact articulaire Bienfaits cardiovasculaires Renforcement musculaire Équilibre et coordination Accessibilité
Marche nordique Très faible Bon Moyen Bon Excellente
Natation Nul Excellent Bon Faible Bonne
Aquagym Nul Moyen Moyen Bon Très bonne
Vélo Faible Excellent Moyen Faible Bonne
Tai-chi Nul Faible Faible Excellent Bonne
Yoga doux Nul Faible Faible à moyen Très bon Excellente
Golf Faible Moyen Faible Moyen Moyenne
Randonnée Moyen Bon à excellent Bon Moyen Bonne

Pourquoi l’activité physique devient encore plus essentielle avec l’âge ?

Les enjeux de santé spécifiques aux seniors

On ne va pas se mentir : le corps change avec les années. La masse musculaire diminue naturellement à partir de 50 ans, un phénomène qu’on appelle sarcopénie. Les os deviennent plus fragiles, les articulations moins souples, l’équilibre plus précaire. Ma belle-mère a fait une chute banale dans son salon l’année dernière, résultat : fracture du poignet et six semaines d’immobilisation. Le genre d’incident qui aurait été sans conséquence vingt ans plus tôt.

L’activité physique régulière permet de freiner considérablement ces processus. Elle maintient la densité osseuse, préserve la masse musculaire, améliore la coordination et réduit drastiquement les risques de chute. Au-delà de l’aspect purement physique, bouger régulièrement protège aussi les fonctions cognitives. Plusieurs études montrent que les seniors actifs conservent de meilleures capacités mentales que leurs pairs sédentaires.

La dimension sociale souvent sous-estimée

Quand mon oncle a pris sa retraite, il est passé de journées bien remplies au bureau à des matinées interminables devant la télévision. Le moral en a pris un coup. Ce n’est qu’en rejoignant un club de marche nordique qu’il a retrouvé une vraie dynamique sociale. Deux fois par semaine, il retrouve son groupe, ils parcourent les chemins forestiers et terminent invariablement autour d’un café.

Cette dimension collective des activités sportives joue un rôle majeur dans le bien-être des retraités. Elle combat l’isolement, crée du lien, donne des rendez-vous réguliers à respecter. Certains sports se prêtent particulièrement bien à cet aspect social : la danse, les cours collectifs d’aquagym, le golf ou encore le tennis en double.

La marche, cette activité qu’on néglige à tort

Les différentes formes de marche adaptées

Commençons par le plus accessible. La marche ne coûte rien, ne nécessite aucun équipement sophistiqué et peut se pratiquer partout. Mais attention, toutes les marches ne se valent pas en termes d’efficacité.

La marche classique reste bénéfique si elle est pratiquée à un rythme soutenu, au moins 30 minutes par jour. Mon voisin de 68 ans a adopté cette habitude : chaque matin après son petit-déjeuner, il part faire le tour du quartier d’un bon pas. Résultat : tension artérielle stabilisée et perte de 7 kilos en six mois.

La marche nordique représente une évolution intéressante. Les bâtons engagent le haut du corps et permettent de solliciter 90% des muscles sans traumatiser les articulations. J’ai accompagné un groupe de marcheurs nordiques l’été dernier. L’intensité était réelle, mais personne ne se plaignait de douleurs particulières, même après deux heures de pratique.

La randonnée offre des bénéfices supplémentaires grâce au dénivelé et à la durée des sorties. Attention toutefois à adapter les parcours : inutile de viser des sommets alpins si on débute ou si les genoux protestent. Les sentiers de moyenne montagne ou les chemins côtiers permettent déjà de belles balades.

Les erreurs courantes à éviter

J’ai vu mon père faire l’erreur classique du débutant enthousiaste. Premier jour de retraite, il décide de marcher deux heures d’affilée alors qu’il n’avait rien fait depuis des mois. Résultat : ampoules, douleurs aux mollets et dégoût pour les trois semaines suivantes.

La progressivité reste la clé. Commencer par des sorties courtes de 15 à 20 minutes, puis augmenter graduellement la durée et l’intensité. Le corps a besoin de temps pour s’adapter, particulièrement quand on reprend une activité après une longue pause.

Les activités aquatiques, des alliées précieuses

La natation, complète mais exigeante

L’eau porte le corps et supprime les chocs articulaires. Voilà pourquoi la natation figure systématiquement en tête des recommandations pour les seniors. Elle sollicite l’ensemble de la musculature, améliore les capacités respiratoires et cardiovasculaires.

Toutefois, j’ai constaté que beaucoup abandonnent rapidement. Nager correctement demande une certaine technique, et enchaîner des longueurs peut vite devenir monotone. Ma tante a tenu trois semaines avant de jeter l’éponge, lassée de compter ses allers-retours dans le bassin.

Pour que ça fonctionne, il faut varier les nages. Alterner crawl, dos crawlé et brasse permet de solliciter différents groupes musculaires et de casser la routine. Certains bassins proposent aussi des couloirs avec des planches, des palmes ou des pull-buoys, autant d’accessoires qui renouvellent la pratique.

L’aquagym, plus ludique et tout aussi efficace

Voilà une activité que j’ai découverte en accompagnant ma mère à un cours. Franchement, je m’attendais à une ambiance molassonne. Grosse surprise : l’intensité était au rendez-vous, et les participants ressortaient de l’eau visiblement fatigués.

L’aquagym présente plusieurs avantages pour les seniors :

  • Zéro impact sur les articulations : l’eau amortit tous les mouvements
  • Résistance naturelle : chaque geste demande un effort contre la pression de l’eau
  • Ambiance collective : les cours se déroulent en groupe, souvent dans une atmosphère conviviale
  • Sécurité optimale : la présence d’un professeur et la faible profondeur limitent les risques

Les personnes souffrant d’arthrose, d’ostéoporose ou de surpoids trouvent dans cette discipline une façon de se remettre en mouvement sans douleur. Un ami médecin la prescrit régulièrement à ses patients qui ne peuvent plus pratiquer d’activités à impact.

Le vélo, pour garder la cadence

Les bienfaits cardiovasculaires sans traumatisme

Le vélo ménage les genoux tout en offrant un excellent entraînement cardio. Mon beau-père, ancien coureur à pied contraint d’arrêter à cause de douleurs articulaires, s’est reconverti avec bonheur dans le cyclisme. Il parcourt désormais 50 kilomètres chaque dimanche avec son club local.

L’avantage du vélo, c’est qu’on peut ajuster l’intensité très facilement. Terrain plat pour une sortie tranquille, quelques côtes pour corser l’affaire, ou simplement jouer sur la vitesse. Cette modularité permet de progresser à son rythme sans se mettre en danger.

Le vélo électrique, un allié sous-estimé

J’entends souvent des remarques condescendantes sur le vélo électrique, comme si c’était de la triche. Quelle erreur ! Pour les seniors qui veulent se remettre au cyclisme sans craindre d’être bloqués au milieu d’une montée, l’assistance électrique change la donne.

Ma voisine de 72 ans s’est offert un VAE l’année dernière. Elle qui n’osait plus sortir son vieux vélo de peur de ne pas pouvoir rentrer chez elle effectue maintenant des balades de 30 kilomètres. L’assistance lui permet de doser l’effort, de franchir les côtes sans épuisement, tout en pédalant réellement. Ce n’est pas du vélo passif : elle travaille toujours son système cardiovasculaire et ses muscles, juste avec une aide ponctuelle quand nécessaire.

Les disciplines douces pour l’équilibre et la souplesse

Le tai-chi, cet art martial accessible

Le tai-chi ressemble à une danse au ralenti. Ces mouvements lents et fluides, enchaînés avec concentration, font travailler l’équilibre, la coordination et la proprioception. J’ai assisté à une séance dans un parc municipal où une vingtaine de personnes, toutes âgées de plus de 60 ans, suivaient les gestes du professeur.

Ce qui m’a frappé, c’est la concentration visible sur tous les visages. Pas de bavardage, juste une attention totale portée au placement du corps, au transfert du poids, à la fluidité du mouvement. Le professeur m’a expliqué que cette discipline réduit considérablement les risques de chute chez les pratiquants réguliers. Les études scientifiques confirment d’ailleurs ce constat.

Le tai-chi apporte aussi un bénéfice mental non négligeable. La dimension méditative de la pratique apaise, diminue le stress et améliore la qualité du sommeil. Mon oncle, grand anxieux devant l’éternel, a trouvé dans cette activité un outil précieux pour gérer ses angoisses.

Le yoga adapté aux seniors

Attention, je ne parle pas ici du power yoga ou de l’ashtanga qui demandent une condition physique solide. Le yoga doux, le yin yoga ou le yoga sur chaise sont parfaitement adaptés aux personnes âgées, même avec des limitations physiques.

Ma belle-sœur, professeure de yoga, propose des cours spécifiquement conçus pour les plus de 65 ans. Les postures sont simplifiées, tenues moins longtemps, et l’usage d’accessoires comme des blocs, des sangles ou des coussins permet à chacun de travailler selon ses capacités.

Les bénéfices observés :

  • Amélioration de la souplesse : essentielle pour les gestes du quotidien
  • Renforcement musculaire en douceur : particulièrement au niveau du tronc
  • Travail de l’équilibre : crucial pour prévenir les chutes
  • Gestion du stress : les exercices respiratoires calment le système nerveux

Les activités de raquette, pour les plus compétitifs

Le tennis en double, avec modération

Le tennis peut rester praticable à la retraite, à condition d’adapter sa pratique. Oubliez les parties acharnées en simple sous 35 degrés. Le double, joué à un rythme raisonnable, permet de conserver le plaisir du jeu sans mettre le cœur ou les articulations en danger.

J’ai un ami de 70 ans qui joue deux fois par semaine en double avec d’autres retraités. Ils ont établi des règles tacites : on ne court pas comme des fous après chaque balle, on privilégie le placement à la puissance, et on fait des pauses régulières. Le plaisir social prime sur la performance brute.

Les clubs proposent souvent des créneaux dédiés aux seniors, avec des tarifs avantageux et une ambiance conviviale. C’est l’occasion de pratiquer une activité complète (cardio, coordination, réflexes) sans tomber dans la compétition excessive.

Le badminton, une alternative intéressante

Moins traumatisant que le tennis pour les articulations, le badminton offre un bon compromis. Les échanges sont rapides, les déplacements moins violents, et le matériel reste léger. Mon père a essayé l’année dernière et a été séduit. Les parties durent moins longtemps qu’au tennis, ce qui convient mieux à son endurance actuelle.

Le golf, entre sport et promenade

Les avantages sous-estimés

Le golf souffre d’une image élitiste qui en éloigne beaucoup de pratiquants potentiels. Pourtant, c’est une activité particulièrement adaptée aux seniors. Un parcours de 18 trous représente environ 8 kilomètres de marche dans un environnement agréable. Le swing sollicite la rotation du buste, la coordination et la concentration.

J’ai rencontré un groupe de golfeurs retraités qui se retrouvent chaque mercredi matin. Ce qui compte pour eux ? Moins le score que le plaisir de passer quatre heures dehors, de marcher, d’échanger. La dimension stratégique du jeu maintient aussi l’esprit actif.

Les adaptations possibles

Les voiturettes électriques permettent aux personnes ayant des difficultés de marche de continuer à pratiquer. Certains parcours proposent aussi des formats réduits, 9 trous au lieu de 18, moins fatigants mais tout aussi agréables.

Le pitch and putt, variante simplifiée sur parcours plus court, constitue une excellente porte d’entrée. Les distances réduites et le jeu moins technique permettent de débuter sans frustration tout en profitant des bienfaits de la marche et de la concentration.

La gym douce et le renforcement musculaire

L’importance du maintien de la masse musculaire

Perdre du muscle avec l’âge n’a rien d’une fatalité. Des exercices de renforcement réguliers, même modestes, freinent efficacement ce phénomène. Pas besoin de soulever des poids énormes : des élastiques de résistance, de petites haltères ou simplement le poids du corps suffisent.

Ma mère suit depuis deux ans des cours de gym douce dans une association de quartier. Le professeur, formé spécifiquement à l’accompagnement des seniors, propose des exercices ciblés : squats contre un mur, levées de jambes latérales, renforcement des bras avec des petits poids. Rien de spectaculaire, mais l’efficacité est là. Elle qui peinait à porter ses sacs de courses monte désormais ses trois étages sans essoufflement.

Les cours collectifs adaptés

Les salles de sport et associations proposent de plus en plus de créneaux dédiés aux seniors. Gymnastique volontaire, pilates doux, gym senior : ces cours collectifs offrent un encadrement sécurisé et une progression adaptée. L’émulation du groupe motive, et la régularité des séances structure la semaine.

Un point important : choisir un professeur formé à la prise en charge des publics seniors. Les besoins et limitations ne sont pas les mêmes qu’à 30 ans, et un bon enseignant sait proposer des alternatives pour chaque exercice.

La danse, pour bouger en s’amusant

Les styles accessibles aux débutants

La danse cumule les avantages : travail cardiovasculaire, coordination, mémorisation, équilibre, et surtout plaisir immédiat. Rock, valse, tango, salsa, danse de salon ou danse en ligne, les styles ne manquent pas.

J’ai accompagné mes parents à leur cours de danse de salon. L’ambiance était joyeuse, l’âge moyen tournait autour de 65 ans, et personne ne se souciait de sa performance technique. On apprend les pas de base, on les répète, on change de partenaire, on rit de ses maladresses. Deux heures passent sans qu’on s’en aperçoive.

Les bienfaits cognitifs de la danse

Mémoriser des chorégraphies, coordonner ses mouvements avec la musique et avec un partenaire, ajuster constamment sa position dans l’espace : tout cela sollicite intensément les fonctions cognitives. Plusieurs recherches suggèrent que la danse régulière pourrait réduire les risques de déclin cognitif.

Ma belle-mère, atteinte de troubles légers de la mémoire, a commencé la danse sur conseil de son neurologue. Elle constate une amélioration de sa capacité de concentration et se sent mentalement plus alerte les jours où elle danse.

Comment démarrer en toute sécurité ?

Le bilan médical préalable, une étape incontournable

Avant de se lancer dans une nouvelle activité physique après 60 ans, consulter son médecin n’est pas facultatif. Un électrocardiogramme d’effort peut révéler des problèmes cardiaques asymptomatiques. Un bilan articulaire permet d’identifier les limitations à respecter.

Mon père a failli zapper cette étape. Heureusement, le médecin a détecté une tension artérielle trop élevée qui nécessitait un traitement. Une fois celle-ci stabilisée, il a pu démarrer son programme d’activité physique en toute sécurité.

La progressivité, maître-mot de la reprise

J’insiste lourdement sur ce point parce que j’ai vu trop de personnes se blesser par excès d’enthousiasme. Reprendre le sport après des années d’inactivité demande de la patience. Le corps a besoin de temps pour se réadapter : tendons, ligaments, muscles, système cardiovasculaire, tout doit progressivement retrouver ses capacités.

Concrètement, cela signifie :

  • Commencer doucement : des séances courtes et peu intenses
  • Augmenter progressivement : pas plus de 10% d’augmentation de la charge par semaine
  • Respecter les jours de repos : la récupération fait partie de l’entraînement
  • Écouter son corps : une douleur inhabituelle doit alerter

L’équipement adapté fait la différence

Des chaussures de marche correctes, un maillot de bain qui tient bien, un vélo à la bonne taille : ces détails comptent énormément. Mon oncle marchait avec de vieilles baskets usées et se plaignait de douleurs aux pieds. Un passage chez un spécialiste, des chaussures adaptées à sa foulée, et les problèmes ont disparu.

Pas besoin de se ruiner dans du matériel haut de gamme, mais l’équipement de base mérite un investissement raisonnable. C’est une question de confort mais aussi de prévention des blessures.

Les erreurs fréquentes qui compromettent la réussite

Vouloir en faire trop, trop vite

L’erreur numéro un. Après des années de sédentarité, certains retraités veulent rattraper le temps perdu en quelques semaines. Résultat garanti : blessure, épuisement, dégoût. J’ai vu ma tante commencer la randonnée avec une sortie de 6 heures en montagne. Elle a mis trois mois à s’en remettre et n’a jamais recommencé.

La régularité bat l’intensité. Mieux vaut trois séances modérées par semaine qu’une session épuisante tous les quinze jours suivie d’une semaine de courbatures paralysantes.

Négliger l’échauffement et les étirements

À 30 ans, on peut se permettre de partir bille en tête. À 65 ans, c’est la blessure assurée. Un échauffement progressif prépare le corps à l’effort, augmente la température musculaire et réduit drastiquement les risques de claquage ou d’élongation.

Les étirements post-activité maintiennent la souplesse et favorisent la récupération. Cinq minutes avant et cinq minutes après suffisent, mais ces dix minutes sont capitales.

Pratiquer seul sans encadrement au début

Débuter une activité physique sans accompagnement augmente les risques d’erreur technique et de blessure. Un coach, un professeur ou même un groupe de pratiquants expérimentés corrigent les mauvais gestes, donnent des conseils adaptés et assurent une progression cohérente.

Ma mère a voulu débuter le yoga toute seule avec des vidéos YouTube. Au bout d’un mois, douleur au bas du dos. Le problème ? Elle positionnait mal son bassin dans plusieurs postures. Un cours avec un vrai professeur a corrigé le problème en une séance.

Adapter son alimentation et son hydratation

Les besoins nutritionnels évoluent avec l’âge

L’activité physique nécessite d’ajuster son alimentation. Les protéines deviennent particulièrement importantes pour maintenir la masse musculaire. Mon médecin recommande un apport d’environ 1,2 gramme de protéines par kilo de poids corporel pour les seniors actifs.

Concrètement : viandes, poissons, œufs, légumineuses, produits laitiers. Répartir ces apports sur la journée optimise leur utilisation par l’organisme. Un petit déjeuner protéiné, une portion de protéines à chaque repas principal, et éventuellement une collation avec du fromage blanc ou des amandes.

L’hydratation, trop souvent négligée

La sensation de soif diminue avec l’âge. Résultat : beaucoup de seniors se déshydratent sans s’en rendre compte, surtout lors d’activités physiques. Mon père oubliait systématiquement de boire pendant ses sorties vélo. Fatigues inexpliquées, crampes nocturnes, performances en baisse : les signes s’accumulaient.

La solution ? Boire avant d’avoir soif. Une bouteille d’eau à portée de main en permanence, des pauses hydratation pendant l’effort, et continuer à boire après la séance. L’urine doit rester claire, c’est un bon indicateur.

Maintenir la motivation sur le long terme

Fixer des objectifs réalistes et progressifs

Un objectif flou comme « faire plus de sport » ne tient jamais. Un objectif précis comme « marcher 30 minutes trois fois par semaine » donne un cadre mesurable. Mon beau-père s’est inscrit à une marche populaire dans six mois. Cet objectif concret structure son entraînement et maintient sa motivation.

Les applications de suivi d’activité peuvent aider. Voir ses progrès, accumuler des statistiques, partager ses performances avec des amis : ces petits stimuli dopent la motivation. Attention toutefois à ne pas devenir obsessionnel et à garder le plaisir au centre.

Varier les activités pour éviter la lassitude

Pratiquer toujours la même chose finit par lasser. Alterner entre plusieurs disciplines maintient l’intérêt et sollicite le corps différemment. Mon oncle combine marche nordique le lundi, natation le mercredi et tai-chi le vendredi. Cette variété lui convient parfaitement.

Les saisons offrent aussi des opportunités de changement. Vélo et randonnée aux beaux jours, aquagym et danse en hiver. Cette adaptation naturelle au climat évite la monotonie.

S’entourer de personnes motivées

Rejoindre un club ou un groupe change tout. L’engagement auprès des autres nous pousse à nous présenter même les jours de flemme. Ma mère ne raterait son cours de gym pour rien au monde, non pas tant par passion absolue que parce que ses amies l’y attendent.

Cette dimension sociale transforme l’activité physique en moment de vie collective, pas seulement en corvée santé. On se retrouve, on discute, on partage, et accessoirement on fait du sport.

Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer

Quand la douleur n’est pas normale

Une gêne musculaire après l’effort est normale. Une douleur aiguë pendant l’activité ne l’est pas. Oppression thoracique, essoufflement anormal, douleur articulaire vive, vertige : ces symptômes imposent d’arrêter immédiatement et de consulter.

Mon voisin a ignoré une douleur au mollet pendant trois semaines, persuadé qu’il s’agissait d’une simple courbature. Diagnostic final : thrombose veineuse qui aurait pu avoir des conséquences graves. Son médecin lui a passé un savon mémorable.

Le surentraînement existe aussi chez les seniors

Oui, on peut en faire trop même après 60 ans. Fatigue persistante, baisse de motivation, troubles du sommeil, irritabilité : ces signes peuvent traduire un surentraînement. Le repos fait partie intégrante de la progression sportive.

J’ai vu mon père s’épuiser à vouloir suivre le rythme des membres les plus jeunes de son club cycliste. Résultat : trois semaines d’arrêt complet sur ordre médical. Maintenant, il écoute mieux son corps et adapte son effort.

L’importance du suivi médical régulier

Les bilans annuels ne sont pas facultatifs

Même en pleine forme, un bilan de santé annuel reste indispensable après 60 ans. Tension artérielle, cholestérol, glycémie, fonction rénale : ces paramètres peuvent évoluer silencieusement. Un dépistage précoce permet d’adapter l’activité physique et d’éviter des complications.

Mon médecin effectue systématiquement un électrocardiogramme de repos une fois par an chez ses patients seniors sportifs. Cette surveillance simple a permis de détecter plusieurs troubles du rythme asymptomatiques nécessitant une prise en charge.

Communiquer avec son médecin sur ses activités

Informer son médecin de ses pratiques sportives lui permet d’adapter ses conseils et ses prescriptions. Certains médicaments peuvent interagir avec l’exercice physique, modifier la fréquence cardiaque ou augmenter les risques de déshydratation.

Ma tante prenait un traitement contre l’hypertension sans mentionner qu’elle avait commencé la randonnée. Son cardiologue a dû ajuster les dosages pour éviter les hypotensions pendant l’effort. Une information qui aurait dû être partagée dès le départ.

Les aides financières et structures d’accompagnement

Le sport sur ordonnance, une réalité méconnue

Depuis quelques années, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique adaptée aux patients en affection longue durée. Cette prescription ouvre droit à des séances encadrées par des professionnels formés, parfois prises en charge par les mutuelles.

Mon ami diabétique bénéficie de ce dispositif. Deux séances hebdomadaires d’activité physique adaptée, supervisées par un éducateur sportif, l’ont aidé à stabiliser sa glycémie et à réduire ses traitements. Le tout pris en charge par sa complémentaire santé.

Les tarifs préférentiels pour les retraités

De nombreuses structures proposent des réductions pour les seniors : piscines municipales, salles de sport, clubs associatifs. Ces tarifs avantageux rendent l’activité physique accessible à tous les budgets.

Les mutuelles remboursent également de plus en plus les adhésions à des clubs sportifs ou des abonnements en salle. Un coup d’œil à son contrat révèle parfois de bonnes surprises. Ma belle-mère s’est ainsi fait rembourser 150 euros sur son abonnement annuel à la piscine.

Conclusion : bouger pour mieux vieillir

Choisir quels sports pratiquer pour une bonne santé à la retraite n’a rien de compliqué une fois qu’on a compris les principes de base. Privilégier les activités à faible impact articulaire, progresser lentement, varier les plaisirs et surtout se faire accompagner au début. Mon père, parti de zéro il y a deux ans, enchaîne maintenant marche nordique, vélo et natation avec un réel plaisir. Sa tension s’est normalisée, il a perdu du poids, et surtout il a retrouvé une vie sociale riche. La retraite n’est pas une fin, c’est une opportunité de prendre enfin soin de soi sans les contraintes professionnelles. Autant en profiter pour bouger intelligemment et rester autonome le plus longtemps possible.

 

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